Quand on parle de Snackson, on pense irrémédiablement au microlearning. Sur notre page web nous vous avons résumé en quoi consiste cette stratégie de formation et les raisons de son implémentation dans la formation continue, mais : est-ce quelque chose de nouveau dans le microlearning ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Le micro est-il meilleur ?

 

Nous avons souligné à plusieurs reprises que nous vivons dans une société accélérée, caractérisée par le ici et maintenant. Il n’y a pas besoin de beaucoup d’investigation. En lisant ce post, vous ferez sûrement une lecture en diagonale, c’est à dire que vous cherchez les idées principales et les mots qui ont le plus d’interêt.

Est-ce négatif ? Pas du tout. Cela montre que la connaissance se forme à partir d’idées basiques entrelacées, qui postérieurement se transforment en idées plus complexes. Il faut également ajouter à cela un autre facteur clé : la vie de l’information est devenue ephémère. Cette information qui arrive à être imprécise, est dèjà obsolète au même moment. Par conséquent, lire en diagonale ne paraît pas si absurde.

De plus, rappelons une des grandes qualités de notre cerveau : la plasticité cérébrale, qui nous permet de nous adapter aux environnements changeants, aux nouvelles formes de recherches d’information et de communication.

plasticidad_cerebral

En 2004, Siemens parlait déjà du chaos (conceptuel) comme d’une nouvelle réalité, dans lequel un certain point de vue peut sembler un tissus de points mal articulés et désordonnés et peut être perçu comme une ligne droite ou un dessin avec la perspective appropriée.  Par conséquent :

 

La relation des idées clées de différents points d’information et la signifiaction que chaque personne lui donne est plus trenscendantal que l’information elle même.

Le but de ce panorama était d’attendre que l’approche éducative et formative se voie marquée par ces changements sociaux qui sont le fruit de l’ère de l’information et de la communication. Le microlearning comme tel, est apparu au début de ce siècle et s’est étendu de façon exponentielle à mesure que le elearning et le mlearning le faisait aussi.

Qu’est-ce que le microlearning?

Le microlearning est une stratégie d’apprentissage combiné qui présente les composantes suivantes :

  • la demande d’information ici et maintenant (just in time)
  • les pilules d’information (size learning ou microcontenus)

 

La distribution de ces contenus se fait à partir d’une information en différents formats (vidéos, animations, graphiques, infographie, hyperlien, textes courts…). Cela montre que le microlearning ne prend pas en compte seulement les intelligences multiples mais les renforce aussi.

Pour en savoir plus sur le microlearning, visitez notre communeauté.

Les microcontenus ne sont seulement du microlearning…

Si on analise des secteurs aussi différents à celui de l’éducation comme la publicité, le marketing ou le divertissement, on peut voir un dénominateur commun : des messages directs pensés pour causer un impact et pour atteindre un objectif déterminé. Pourrions-nous qualifier un spot publicitaire de microcontenu ? Un débat a été lancé à cause de cette photo :

Dunk in the dark

 

Oreo a partagé sur Twitter pendant l’édition XLVII du Super Bowl au moment d’une coupure d’électricité qui a interrompu le jeu. La puissance du message repose sur 3 points : simplicité, message contextualisé et facile, très facile à assimiler.

Un autre grand exemple de microcontenus est Lowes. Il s’agit d’une entreprise qui vend du matériel pour la maison et qui a lancé une chaine de Vine  avec des microvidéos avec des conseils sur comment utiliser les produits :

 

Au sens large, le microlearning est un terme que l’on peut utiliser pour décrire la manière avec laquelle de nombreuses personnes réalisent un apprentissage informel et acquièrent des connaissances sur la structure des microcontenus, en particulier ceux qui se transforment en plus rapides et plus courts, comme beaucoup des services web actuels (twitter, vine, instagram…)

Revenons à l’exemple de la lecture en diagonal que nous avons exposé au début et sur lequel nous avons réfléchi quelques instants. Comment avez-vous trouvé cet article ? Avez-vous tiré quelques idées ou informations qui aient de l’intérêt pour vous ? Auriez-vous accedé à cette information d’une autre façon ?

Il se passe souvent la même chose en ce qui concerne l’éducation formelle et informelle. Nous nous intéressons à quelque chose par rapport à nos envies ou intérêts. Pour résumer, nous nous intéressons à quelque chose qui nous motive à un moment donné et dans un contexte déterminé.

Le microlearning ne veut pas dire faire toujours la même chose

 

Dans le microlearling, la selection des microcontenus et le rythme de libération de ceux-ci, ainsi que les calendriers, la structure des activités… sont des facteurs fondamentales pour les disagners didactiques.

Il ne s’agit pas de faire des contenus superficiels ou commettre les mêmes erreurs que nous commettons avec le elearning.

lupa

Le microlearning, c’est:

  • Identifier ce dont nos destinataires ont besoin pour son développement personnel
  • Développer des microcontenus qui ne contiennent pas toute l’information sur le théme en question donnent une vision globale et une structure basique pour pouvoir construire la connaissance à partir de celles-ci (avec des liens, des questions qui invitent à la réflexion,…)
  • Analiser comment nos destinataires apprennent mieux en prenant en compte ses caractéristiques. Préfèrent-ils des vidéos ou des textes ? Apprennent-ils mieux à partir de questions pratiques ou d’information directe ? sont-ils plus à l’aise dans un environnement individuel, coopératif ou collaboratif ?
  • Personnaliser la libération pour qu’ils puissent tenir dans les rythmes de vie de nos destinataires. Ce rendu doit être flexible afin de pouvoir decider le moment où on peut visualiser le microcontenu et faciliter vérification.
  • Utiliser des canaux qui ne soient pas étrangers pour les destinataires, qui soient omniprésents, qui fonctionnent avec facilité et qui à la fois leur permettent de sauter d’une source d’information à une autre. Pensez-vous que ça soit une alternative aux smartphones ?
  • Permettre aux destinataires de construire leur apprentissage.

Résultats

En comparaison avec les formations traditionnelles, les microcontenus donnent des meilleurs taux de rétention et de compromis quand on les applique dans les cours d’apprentissage, comme Via Delivers.

Le contenu clair, direct , spécifique et bref rappelle souvent et est assimilé plus facilement et renforce ce pragmatisme que l’on réclame dans le secteur éducatif en général et également dans le secteur de formation continue dans les entreprises en particulier.

Mais soyons réalistes, il y a des limitations dans le microlearning. Expliquer une technique ou une théorie complexe, peut être un grand enjeu en appliquant uniquement cette stratégie. C’est la grande évidence dans l’éducation : il n’y a pas de stratégies ni de méthodes infaillibles, nous devons les combiner et créer les notres à chaque moment, pour chaque situation, pour chaque domaine… en prenant en compte l’environnement, les besoins, les destinataires, les objectifs…

Les microcontenus peuvent laisser des fronts ouverts , peuvent paraître imcomplets et générer beaucoup de questions. N’est-ce pas génial ?

Ils nous permettent d’expérimenter et répondre à ces mêmes questions que nous nous posons.

 

Post traduit par Rosa Kouakou

One Comment

  1. Le microlearning pour améliorer la formation corporative - Snackson

    […] avons déjà approfondi précedemment dans ce blog sur : ce qu’est le microlearning, ce qu’il nous apporte et comment nous pouvons le créer. Mais améliore-t-il réellement les […]

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